Partenaires

La conservation et la transmission de la mémoire collective ne concernent pas uniquement les musées. Aussi, pour la première fois, le Conseil international des musées a instauré des partenariats institutionnels étroits avec des organisations culturelles qui partagent ses missions et se sentent concernées par ces questions.

 

 

 

Programme « Mémoire du monde » de l’UNESCO (Patrimoine documentaire mondial)

 

 

Le monde est confronté à la perte de millions de textes et de documents imprimés constitués par des livres, des manuscrits, des journaux, des photographies, des archives historiques, ainsi que des millions de films, de bandes magnétiques audio ou vidéo, de disques, sans même parler du patrimoine numérique en pleine croissance qu’il soit accessible en ligne ou partagé sur d’autres supports.

Ces documents représentent une part essentielle de la mémoire de l’humanité et leur perte laisserait l’humanité entière dépourvue de la possibilité de comprendre son passé pour construire son avenir. Leur protection est assurée par le programme « Mémoire du monde » qui est destiné à sauvegarder un patrimoine inestimable – le patrimoine documentaire de l’humanité – aux quatre coins du monde, de l’aube de l’histoire à l’époque contemporaine, qu’ils soient audio, visuel ou anecdotique. Ce patrimoine témoigne de la diversité d’événements, aux  dimensions multiples, qui ont profondément et personnellement influencé les êtres humains et c’est pourquoi il devrait être transmis aux générations futures.


Conseil de coordination des associations d’archives audiovisuelles (CCAAA)

 

Le CCAAA représente les intérêts des organisations professionnelles mondiales touchant aux documents audiovisuels, qu’il s’agisse de films, de radio ou de télévision, et d’enregistrement audio de tous types. Bien que majoritairement actif dans le secteur public, le Conseil reflète un large éventail d’intérêts dans les médias, les milieux de l’art, du patrimoine, de l’éducation et de l’information. Les archivistes professionnels représentés dans le CCAAA travaillent actuellement dans des institutions telles que les services d’archives, les bibliothèques, les musées, au niveau local et national, dans les départements de recherche et d’enseignement des universités, et dans les organisations de diffusion audiovisuelle.

 


 

Conseil international des archives (ICA)    

 

Le Conseil international des archives (ICA) est une organisation non gouvernementale internationale qui comprend près de 1 500 membres institutionnels et individuels provenant d’environ 190 pays et territoires. Les directions nationales d’archives jouent un rôle prépondérant au sein de l’ICA, avec le concours des associations professionnelles d’archivistes, des autres institutions d’archives et des membres individuels. Avec sa combinaison de branches géographiques et de sections consacrées chacune à des intérêts professionnels différents, l’ICA a développé une structure organisationnelle qui permet la coopération internationale dans le domaine des archives. Il s’efforce de faciliter une meilleure compréhension entre les sociétés tout en respectant la diversité culturelle et linguistique. L’ICA promeut le rôle central de la gestion des documents et des archives pour protéger les droits des personnes et des États ainsi que pour soutenir l’exercice de la démocratie et de la bonne gouvernance. Il travaille en faveur de l’efficacité de la gestion des archives et ceci dès le moment de leur création, à la préservation permanente des archives en tant que mémoire documentée des nations et des sociétés, et à leur accès le plus large possible par le public.

L’ICA est également un forum dans lequel se tiennent des débats professionnels, au‐delà des tendances politiques. Depuis plus de 60 ans, l’ICA produit un grand nombre de publications importantes dont certaines demeurent de précieuses références pour les archivistes en exercice aujourd’hui. Il joue un rôle important dans le développement des principales normes dans la gestion intellectuelle des archives, permettant aux archivistes de jouer pleinement leur rôle dans l’émergence des réseaux d’information en ligne. Son plan d’action repose sur un riche programme professionnel comprenant plus de 40 projets et une offre large de conférences professionnelles dans le monde entier.  


Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS)

Le Conseil international des monuments et des sites est une organisation non gouvernementale internationale qui regroupe plus de 10 000 professionnels du patrimoine culturel dans plus de 100 pays. L’ICOMOS a créé 28 Comités scientifiques internationaux. Au travers des échanges interdisciplinaires de ses membres, il concourt à l’amélioration des normes et des techniques de conservation et de préservation pour tous les types de biens culturels : bâtiments, villes historiques,  paysages culturels, sites archéologiques, etc., expressions matérielles de la mémoire collective de l’humanité. En tant qu’organe consultatif de l’UNESCO, il contribue activement à la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial.

En travaillant pour la conservation des monuments et des sites du monde entier, l’ICOMOS et ses membres s’efforcent d’assurer la survie de ces dépositaires uniques de la mémoire du monde. En tant qu’incarnation du développement humain et de l’histoire, les sites patrimoniaux reflètent les réalisations humaines, même dans les plus sombres périodes de l’humanité.  L’ICOMOS se consacre à la sauvegarde des valeurs matérielles et immatérielles des monuments du monde entier, qui sont liées aux questions plus larges de l’identité culturelle, des droits humains et de la mémoire collective. C’est donc avec un sens profond de la cause commune que l’ICOMOS soutient l’ICOM dans ses efforts pour promouvoir le thème de la mémoire à l’occasion de la Journée internationale des musées 2011.


Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d’institutions (IFLA)

L’IFLA soutient le rôle important joué par les bibliothèques pour préserver la mémoire écrite du monde, que ce soit sous forme imprimée ou numérique et la rendre accessible à nos générations et aux générations futures.

La Bibliothèque numérique mondiale et Europeana en sont des exemples internationaux. L’IFLA considère ces initiatives comme importantes. Dans son plan stratégique pour 2010-2015, l’IFLA projette de développer un réseau international d’experts et d’apporter son expertise dans le domaine de la normalisation.

Le Manifeste de l’IFLA pour les bibliothèques numériques est un plaidoyer en faveur des bibliothèques numériques et de la sauvegarde de la mémoire numérique mondiale. L’Alliance IFLA-CDNL pour une stratégie numérique est une des activités principales de l’IFLA et se concentre sur la normalisation et la stratégie numérique.

L’IFLA abrite le secrétariat du Conseil de coordination LAMMS, grâce auquel les organisations non gouvernementales des bibliothèques, archives, musées, monuments et sites améliorent leur coopération dans des domaines d’intérêt commun, comme le développement d’initiatives telles que la Bibliothèque numérique mondiale.